Aline Bordereau

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La représentation mentale que j'ai du corps, c'est une architecture, une construction en équilibre. Mais aussi , une matière mouvante, souple, au creux de laquelle je perçois la respiration et la palpitation du sexe. C'est là que s'inscrit l'identité et l'histoire de l'être…

Cette écriture, je l'entrevoie à l'échelle de ma propre histoire.: Ma première sculpture a été un mannequin de théâtre, un corps de vieille femme, un peu grotesque. Les parties sexuelles étaient caractérisées par du textile rose, alors que l'ensemble du corps (construit comme une mécanique articulée) était partiellement habité d'une vie passée, desséchée.; une peau de papier brune et flétrie. Cette représentation du corps humain, où se côtoyaient le sexe et la mort, était une rencontre trop abrupte. Par la suite, j'ai affiné un langage plastique d'ou j'ai censuré la chair.; corps d'animaux, où la peau comme une membrane, retenait l'air.; expression allégée, momifiée, de l'animal.
Puis, ce vide laissé, est redevenu progressivement langage charnel. J'ai insufflé la vie, la chair, l'humide. Ce sont des pièces textiles roses et blanches, aux transparences nacrées.; la Raie, le Poulpe. Quand je me suis rapprochée du corps humain, la distance nécessaire, je l'ai trouvée dans le changement d'échelle. Alors que je travaillais à l'échelle humaine, j'ai choisis pour le corps humain, celle de la Poupée…

Aujourd'hui, je laisse évoluer ma perception du corps entre réalité et métaphore. Construire, avec des matériaux tangibles, une réalité organique, et me laisser porter par le phantasme, la poésie. Etre à l'écoute d'un langage où la matière et la pensée sont intimement liées.

Aline Bordereau

Née le 4 Janvier 1962

1981-1985
ENSBA Paris section dessin

1989
Premières créations en volume, mannequins pour le théâtre

De 1990 à 1998 développe un BESTIAIRE :
sculptures légères en papier encollé et matière végétale, sur un squelette porteur en métal.
Animal désincarné, momifié, proche du végétal.
En parallèle, création d'accessoires-costumes et masques pour le Théâtre.

1992
Exposition personnelle, Grande Masse des Beaux-Arts, Paris.

Galerie Caroline Corre Paris

1993
Galerie Callu-Mérite Paris

1995
Salon de Montrouge

Exposition personnelle, Galerie Arlette Gimaray Paris

1997
Espace St Jacques, St Quentin dans l'Aisne

" Animal ", Caroline Corre, Verderonne-Oise

Salon des artistes naturalistes, Muséum d'Histoire Naturelle, Paris

Créations d'accessoires, costumes, et masques pour le théâtre.

De 1998 à 2007 introduit la figure humaine, et crée des Poupées.:
de l'image sociale à l'intime, que porte le CORPS.?
Le textile induit un sens de plus en plus charnel.
Piqué, rembourré, modelé… Le matériau devient langage.
Création d'un mannequin nu pour une chorégraphie de la compagnie Ouraguane.

1998
Salon de Mai

Galerie Lefort-Openo, Paris

1999
Prix de sculpture, Salon des artistes naturalistes, Muséum d'Histoire Naturelle

Centre Régional d'Art Contemporain, Château de Tremblay

2000
" Animal ", Musée Bourdelle, Paris

" Brandade de poupées " Art-cru , Bordeaux

2002
Viaduc des arts Paris

2005
" Instant Singulier " Centre Culturel La fontaine , Brie-comte-Robert

2006
" Minéral " Centre Artistique de Verderonne, Caroline Corre

2007
Exposition " Bêtes et Hommes ", Grande Halle de la Villette, Paris

2008-2010
Création d'objets scéniques et scénographies, ainsi qu'un mannequin nu en textile,
pour une chorégraphie.
Créations de marionnettes pour plusieurs compagnies.

2008
"La princesse au petit poids", Compagnie La Rousse

"Duo de poche", Compagnie Ouragane

2009 
"Messe marionnettique" compagnie Contre-ciel, mise en scène Luc Laporte d'après des textes d'Antonin Artaud.